Aude

L'Aude en quelques mots...

L’Aude étant voisin des Pyrénées Orientales abritant l’extrémité Est de la chaîne de montagne, le département jouit dans sa partie sud d’un apport en eau important, berceau de magnifiques rivières de premières catégories abondantes en eau et en poissons.
Hôte d’un riche réseau hydrographique découpé en 5 bassins versants, l’Aude offre une multitude de terrains de jeu, des cours d’eau de plaine aux débits importants aux cours d’eau montagneux. Le paysage typique caractéristique du pays cathare y est à couper le souffle.

Sur la carte interactive sont montrés les principaux cours d’eau arpentés lors de guidages ; ceux d’entre eux possédant les icônes sont détaillés ci-dessous.

Morphologie du cours d’eau

L’Aude, principal cours d’eau du département, coule dans le bassin versant de la Haute Vallée puis dans celui du Carcassonnais.

Il s’agit d’un fleuve long de 224 km qui prend sa source dans les Pyrénées dans le massif du Carlit à 2185m d’altitude et se jette dans la mer Méditerranée à quelques kilomètres de Narbonne.

Du massif pyrénéen à Carcassonne, son cours est orienté sud-nord et présente alors les caractéristiques d’un cours d’eau de montagne de petite taille. Il traverse le Capcir, alimente plusieurs lacs de barrage (Matemale, Puyvalador), puis s’enfonce dans des gorges. À partir d’Axat, après avoir reçu l’apport de l’Aiguette en rive droite et du Rébenty en rive gauche à Saint-Martin-Lys, le fleuve alors sensiblement élargi traverse les barres calcaires des pré-Pyrénées et arrose la petite commune de Belvianes-et-Cavirac à la sortie des gorges, puis Quillan, Campagne-sur-Aude, Espéraza, Couiza et Alet-les-Bains. Il sinue ensuite dans la vallée resserrée et encaissée jusqu’aux environs de Limoux au niveau duquel il quitte définitivement son profil torrentiel.

En aval de la grande cité médiévale de Carcassonne, l’Aude s’infléchit vers l’est. À partir de Carcassonne, le fleuve s’assagit et suit le grand sillon qui sépare les Pyrénées (Corbières) du Massif central (montagne Noire), recevant de ces reliefs une série d’affluents dont les principaux sont l’Orbieu en rive droite, l’Argent-Double et la Cesse en rive gauche. L’Aude pénètre enfin dans la plaine alluviale de Narbonne avant de se jeter dans la mer Méditerranée.

De régime nivo – pluvial, ce fleuve karstique se caractérise par de hautes eaux en automne et en hiver liées aux précipitations ; son débit se renforce sensiblement au printemps lors de la fonte des neiges.

Activité pêche

L’Aude est un cours d’eau classé en 1ère catégorie jusqu’à la ville de Limoux puis en 2ème catégorie sur sa partie aval.

Le fleuve possède 4 zones No Kill que sont Axat, Quillan, Campagne-sur-Aude et Preixan. 10 zones de réserves de 1ère catégorie et 2 zones de 2ème catégorie sont également mises en place afin de favoriser le renouvellement des populations.

Sur sa portion haute, en amont de Belvianes-et-Cavirac, le fleuve jouit d’une belle population de truite farios de tailles modestes de souche méditerranéenne aux robes zebrées caractéristiques. Son profil torrentiel offre un excellent terrain de jeu pour apprendre à lire une rivière et identifier les postes potentiels. En aval des gorges de Belvianes, les truites cohabitent avec de nombreux ombres communs pouvant atteindre de belles tailles, ces derniers suscitant l’intérêt des pêcheurs désireux d’appréhender un comportement de poissons différent de celui des truites. Malgré des crues successives lors des dernières années ayant affecté leur population, ils se reproduisent très bien dans ce milieu calcaire et sont à nouveau bien présents. L’ouverture de l’ombre ayant lieu le 3ème samedi du mois de Mai, si vous souhaitez arpenter les rives du fleuve en début de saison, il faudra faire bien attention à ne pas endommager les frayères en marchant le moins possible dans l’eau. Plus on descend en dessous de Quillan plus le cours d’eau s’élargit et devient le siège d’une alternance entre lisses et courants hébergeant des poissons de tailles plus conséquentes.

Sur la partie aval, en dessous de Limoux, ombres et truites pouvant atteindre de belles tailles sont encore bien présents et cohabitent avec barbeaux (également présents plus en amont), chevennes et parfois brochets.

L’Aude est un fleuve aux eaux limpides pour lequel l’activité des poissons est assez importante et régulière. Toutefois, en été, les nombreux lâchers d’eau pourront influer sur leur activité de manière positive ou négative. Posséder une vue d’ensemble de la rivière et de son comportement tout au long d’une année calendaire et l’une des clés de la réussite. En effet, utiliser la bonne technique au moment opportun permettra de sortir son épingle du jeu, et ce d’autant plus lorsque la rivière est capricieuse.

Morphologie du cours d’eau

Le Rebenty est une petite rivière qui appartient au bassin versant de la Haute Vallée. Elle est le principal affluent que l’Aude reçoit dans sa portion montagnarde.

Ce cours d’eau long de 34 km naît au pied du col du Pradel dans la forêt de la Fajolle à environ 1600 m d’altitude et se jette dans l’Aude un peu en aval d’Axat à Saint-Martin-Lys.

Ce torrent pyrénéen à la couverture végétale dense est le théâtre de paysages sauvages spectaculaires et le berceau de canyons dans lesquels la rivière s’encaisse.

De régime mixte pluvio – nival, ses eaux sont hautes en automne et en hiver, conséquences des précipitations. On note également que le débit se renforce au printemps.

Activité pêche

Cette rivière classée en 1ère catégorie à profil torrentiel abrite de nombreuses truites sauvages de tailles modestes.

Le cours d’eau possède 2 zones de réserves et 3 zones No Kill, Belfort-sur-Rebenty, Joucou et Cailla qui participent grandement à conserver les petites robes zébrées qu’il héberge.

Telle une rivière de montagne, l’activité peut être timide comme remarquable. Arpenter ses berges aux moments propices s’avère essentiel afin de réussir ses parties de pêche. Les accès n’étant pas évidents à dénicher, posséder une bonne connaissance du cours d’eau et des spots propices à chaque technique est impératif.

La rivière étant étroite, la pêche en sèche et la pêche en nymphe sont les 2 techniques qui présentent un réel intérêt.

Pour les adeptes de pêches fines, où la discrétion lors de la phase d’approche est de mise, vous trouverez là un sublime terrain de jeu sauvage vous obligeant à agir tel un sioux. Aussi, de part sa couverture végétale dense, cette rivière vous obligera à redoubler de vigilance et développera votre dextérité.

Morphologie du cours d’eau

L’Hers Vif, aussi nommé Grand Hers est une rivière longue de 134 km. Il est l’affluent le plus important de la rivière Ariège dans laquelle il se jette en rive droite à Cintegabelle.

Ce cours d’eau, bien que prenant sa source près du col du Chioula à 1500m d’altitude dans le territoire Ariègeois, coule non seulement dans l’extrémité Est du département mais également dans le département de l’Aude dans sa partie amont.

Dans sa portion haute, l’Hers est un petit ruisseau qui reçoit son premier affluent notable en rive gauche à Fougax-et-Barrineuf et devient une véritable petite rivière. Elle poursuit vers le Nord-Est et reçoit les apports abondants de la fontaine intermittente de Fontestorbes, une des résurgences les plus importantes de France. La rivière qui possède encore une couverture végétale assez dense passe à Bélesta puis traverse le Plantaurel. À l’issue de la deuxième cluse du Plantaurel, au niveau du village du Peyrat, l’Hers-Vif quitte définitivement les Pyrénées.

Dans toute cette partie pyrénéenne de son cours, l’Hers se présente comme une rivière torrentielle aux eaux claires et rapides dans un lit caillouteux. En 35 kilomètres soit un quart de son parcours total, le cours d’eau aura dévalé de 1 500 à 410 mètres d’altitude soit la grande majorité de son dénivelé total, le confluent avec l’Ariège se trouvant à 200 mètres. La pente est donc beaucoup plus faible à l’aval du Peyrat durant les 100 derniers kilomètres de son parcours.

La suite du parcours de l’Hers peut donc être divisée en deux : la traversée du piémont pyrénéen (ou Hers Moyen) et la basse vallée. Après Le Peyrat, l’Hers-Vif reçoit successivement le Riveillou puis le Blau et le Chalabreil au niveau de Chalabre. S’en suivent le Touyre en rive gauche puis à droite l’Ambronne. À ce niveau, la vallée s’élargit considérablement à l’approche de Mirepoix. Lorsqu’il parvient au pont de pierre de cette ville, l’Hers, qui s’est progressivement assagi a alors acquis sa physionomie définitive qu’il conservera désormais jusqu’à sa confluence avec l’Ariège.

La cité médiévale de Mirepoix marque ainsi l’entrée dans la basse vallée qui constitue un prolongement de la plaine de la basse Ariège dans laquelle il recueille les eaux du Douctouyre puis de la Vixiège, passe à Calmont puis se jette dans l’Ariège.

De régime hydrologique nival sur sa partie haute, ce dernier devient pluvial sur la partie aval de son parcours.

Activité pêche

L’Hers Vif est une rivière classée en 1ère catégorie piscicole sur sa portion amont et passe en 2nde catégorie au niveau de Camon non loin de sa confluence avec le Touyre jusqu’à sa confluence avec l’Ariège. De taille variable, elle est idéale pour pratiquer la Pêche à la Mouche et ses différentes techniques.

La rivière possède deux réserves de pêche, une en 1ère catégorie, une en 2nde ainsi qu’un No Kill sur la commune de l’Aiguillon.

Le cours d’eau offre une belle densité de truites farios sauvages. La plupart des poissons sont de tailles modestes avec une moyenne d’environ 23cm mais des poissons de belles tailles peuplent également le milieu.

La portion amont est étroite et propice à la pratique de la pêche en nymphe et en sèche sur des coups bien identifiables.

La pente s’adoucissant, sa portion médiane s’élargit peu à peu, la couverture végétale y est alors moins dense et la pratique devient plus adaptée au plus grand nombre. Elle offre de belles possibilités de pêche en sèche sur de longs lisses tout comme sur de beaux courants en nymphe. En amont de phases d’éclosion, la pêche en noyée peut donner de très bons résultats.

La portion aval, en 2nde catégorie abrite de nombreuses espèces qui cohabitent ensemble ; de belles truites peuvent encore être présentes sur la partie amont, côtoyant barbeaux et chevesnes. Des brochets et même des silures sont également présents sur la partie basse. La rivière possède alors une largeur conséquente où la pratique du streamer prend alors tout son sens.

Le cours d’eau est bien souvent sujet à des montées des eaux dues aux précipitations le rendant turbide ; la pêche y est alors plus complexe et aléatoire. La pêche peut y être très fructueuse pour qui connaît les accès, sait pêcher dans un milieu quelque peu fermé et possède du recul quant à l’hydrologie du cours d’eau ainsi que sur l’activité des poissons tout au long de la saison.

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